LA VESTE DE TAILLEUR FEMME : LE GUIDE POUR BIEN LE CHOISIR LA COUPE QUI VOUS VA DU MATIN AU SOIR

La veste de tailleur femme : le guide pour bien le choisir la coupe qui vous va du matin au soir

La veste de tailleur femme : le guide pour bien le choisir la coupe qui vous va du matin au soir

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Le blazer : comment choisir la bonne coupe du bureau au week-end

Le blazer a quitté le costume il y a des années. On le met désormais avec un jean droit, sur une robe légère, et parfois sur une maille épaisse, si bien qu'aucune autre veste ne se porte dans autant de situations. Encore faut-il que la coupe suive. Un blazer mal ajusté ne pardonne pas, quand un bon blazer redresse une allure entière.

La couture d'épaule avant tout

C'est le critère numéro un, parce que c'est le seul défaut qu'un retoucheur ne reprend pas facilement. La couture se pose exactement au sommet de l'épaule. Un ou deux centimètres au-delà, la veste s'affaisse et donne un effet emprunté. Trop courte à l'inverse, le bras est comprimé. Sauf une exception : le blazer oversize, dont l'épaule est descendue par dessin — mais alors le reste doit suivre, longueur comprise.

Quelle silhouette pour quelle coupe

Le blazer cintré structure la silhouette, c'est le plus formel. Le blazer droit tombe sans marquer, c'est celui qui passe partout. Le modèle oversize demande une contrepartie ajustée : jean slim, pantalon droit fin ou robe près du corps en dessous, sinon la silhouette se noie. Si c'est votre premier gagne à être droit ou légèrement cintré : c'est le modèle qui traversera les saisons.

Où doit s'arrêter la manche

Elle se termine sur l'os saillant du poignet, en laissant apparaître un centimètre de chemise en dessous quand on en porte une. Une manche qui descend sur la paume, elle mange la main et fait paraître la veste empruntée. Si elle remonte sur l'avant-bras, semble une erreur de taille. Le point positif : un retoucheur reprend une manche en quelques minutes. Une veste parfaite aux épaules mais trop longue de manches reste un très bon achat.

Les matières et les saisons

La laine et les mélanges laine gardent la structure et traversent l'hiver. Une maille crêpe ne se froisse pas, d'où son intérêt pour voyager. Le lin sont faits pour la saison chaude mais froissent, ce qui fait partie de leur charme. Vérifiez si la veste est doublée : une veste doublée tombe mieux et dure plus longtemps, une veste non doublée reste plus légère et plus souple.

Combien de boutons

Le modèle à un bouton crée une ligne verticale, c'est le plus flatteur sur la plupart des morphologies. Le deux-boutons ferme davantage et donne un côté plus classique. Le modèle croisé affirme davantage, mais impose une taille marquée en dessous et se ferme rarement bien sur une poitrine forte. Un usage vaut pour toutes : le dernier bouton reste ouvert, elle tombe mieux ouverte en bas.

Quelle couleur pour commencer

Le noir arrive en tête, et le plus difficile à assortir en dehors du soir. Un modèle marine fait tout ce que fait le noir avec plus de douceur, et s'accorde particulièrement au jean. Les tons neutres et chauds éclairent une tenue sombre. Pour un premier achat, préférez le marine, parce qu'ils passent aussi bien en journée qu'en soirée.

Du bureau au week-end

Au bureau, sur un pantalon droit et une maille fine, le blazer fait le travail sans effort. En sortie, jeté sur une robe, il donne du caractère. En fin de semaine, avec un jean et des baskets blanches, le contraste fonctionne parfaitement. C'est cette troisième combinaison qui rentabilise l'achat : une pièce cantonnée au travail ne se porte presque jamais.

Ce qu'un retoucheur peut faire pour vous

Il arrive qu'on repose une veste parfaite d'épaules pour une question de centimètres. Ajuster la longueur de manche coûte peu et se fait en quelques jours. Pincer la taille au dos donne une silhouette nette. En dehors de ces deux cas, les reprises structurelles ne valent pas le coup. Ce qui donne la règle : l'épaule décide, le reste s'arrange.

L'entretien d'un blazer

On ne lave pas un blazer chaque semaine. Deux ou trois passages au pressing par saison suffisent largement, le nettoyage à sec fatiguant le tissu. Au quotidien, la brosse et la vapeur règlent tout. Le rangement est aussi important : un cintre fin en fil de fer déforme l'épaule en quelques mois. Laissez la veste respirer une nuit avant de la ranger, notamment en été.

D'où vient l'écart de tarif

Trois éléments font ici la différence. D'abord la matière : la laine tient et le polyester brille. Puis la construction : un col monté à la main ne se compare pas à un col thermocollé. Puis les finitions : doublure complète, boutons cousus solidement, poches vraiment ouvertes. Un blazer bien construit se porte cinq ou dix ans, ce qui relativise son prix d'achat.

Acheter un blazer en ligne

Ne pas pouvoir essayer, il faut s'appuyer sur des chiffres. Partez d'une veste que vous aimez, mise à plat, et relevez trois dimensions : épaule à épaule, longueur de manche, longueur totale. Reportez-les sur la grille du site. Un site qui détaille ses dimensions réduit le risque à presque rien. Regardez par exemple la fiche du blazer Rue Paris et ses mesures détaillées.

Les erreurs qui reviennent le plus souvent

La plus fréquente : prendre une taille au-dessus pour être à l'aise. Un blazer trop ample donne l'air fatigué. Ensuite: acheter la coupe du moment, puis ne plus oser le porter deux ans après. Enfin : ne pas vérifier la longueur totale. La bonne longueur couvre la hanche ; plus court, il coupe la silhouette, plus long, il tasse.

Le blazer et les morphologies

Toutes les coupes sont permises, mais certaines mettent plus facilement en valeur. Pour une carrure fine et des hanches larges, une veste légèrement structurée aux épaules rééquilibre. Sur une silhouette en V, épaules marquées, une veste sans épaulette convient mieux. Si la taille est peu dessinée, une veste ceinturée fait le travail. Pour une morphologie ronde, une veste ouverte, longue et droite allonge la ligne verticale.

Les détails qui trahissent un modèle bâclé

Trois points se contrôlent d'un coup d'œil. D'abord les poches : elles sont parfois simplement simulées. Un bâti provisoire se découd, une poche fausse ne s'ouvre pas. Ensuite le revers : il doit rouler naturellement, pas former un pli marqué au fer. Les motifs enfin : un carreau doit se raccorder d'un panneau à l'autre. Ce sont les premiers postes sacrifiés, et donc de bons signaux.

Ce qu'il faut retenir

Retenez quatre choses : une couture d'épaule bien placée, un bas qui tombe à la hanche, une matière qui ne s'affaisse pas, et une couleur que l'on portera aussi bien un mardi matin qu'un samedi soir. Le reste — boutons, poches, revers — relève du goût, et c'est là que commence le style.

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